Mesurer la rentabilité d’un achat en « Eurolafois »

Avec mon amie Gaelle, nous avons comment le dire élégamment…, une conception légèrement différente de la manière d’acheter des choses, notamment des fringues. Alors pour lui démontrer que c’est moi qui ai raison, j’ai mis au point une unité de mesure de la rentabilité, qui fait réfléchir: l’ « euro la fois ». Le principe est très simple, il suffit de diviser le prix en euros d’un objet par le nombre de fois où on va l’utiliser au cours de sa vie (celle de l’objet en question).

De manière totalement arbitraire, j’ai estimé qu’en moyenne, on devait descendre en dessous de 1 europarfois. Et j’avoue que ça fonctionne plutôt bien, enfin tout au moins pour moi. Par exemple on se rend compte qu’il est plus raisonnable de craquer pour une petite veste de bonne marque de mi-saison, que l’on va porter quasiment tous les jours 3 ou 4 mois par an, pour les 2 ou 3 prochaines années, plutôt qu’une robe (ou un short) fantaisie en soldes qu’on ne va oser porter que quelques fois sur notre lieu de vacances.

Le bon marché peut coûter cher.

Mon message n’est donc pas d’inciter à acheter moins cher. Récemment, j’arpentais par hasard les rayons d’un enseigne à petit prix. Je ne m’attendais pas à y trouver un super T-shirt que je me suis offert pour 5€. J’ai pu l’arborer… une fois seulement. Au premier lavage, la couleur est partie et il a perdu une taille (non non ce n’est pas l’inverse!).

En dehors de l’habillement, Il y a plein de catégories d’achats qui fonctionnent bien: jeux et gadgets, pour enfants petits ou grands, électroménager, hi-fi. C’est plus compliqué pour l’alimentation, même en suivant les conseils du regretté Jean-Pierre Coffe. Et carrément inadapté pour les services, les transports, les sorties/loisirs, les produits culturels, les vacances ou les évènements familiaux. (mieux vaut ne pas le calculer pour une robe de mariée, sauf si pour les sérial noceuses.)

En gros, ça fonctionne mieux pour les achats matériels non périssables. On peut déduire du prix d’achat la valeur résiduelle en cas de revente ou de don.

Bref, ce jour là avec Gaelle, le combat était inégal, rien qu’au niveau des chaussures puisque je n’en possède que deux paires mettables au travail, qui me font plusieurs années, et que elle… elle est fan de chaussures. J’étais habillé à moins de 5 eurolafois, et elle… n’a même pas osé le calculer.

Bien sûr, tout ça c’est pour rigoler, ça ne prend pas en compte la notion de plaisir, de frime, d’éthique ou de coup de cœur, mais ça reste une piste de réflexion pour vos prochains achats.

 

Et vous, combien d’eurolafois portez vous à cet instant?

Enregistrer

Laissez un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.