Taille en vert des pommiers et poiriers: bilan après 1 an

taille en vert - Pommes sur charpentière

Vous vous souvenez certainement de cet article sur la taille en vert des arbres fruitiers. A l’époque j’avoue, je faisais la promotion d’une technique de taille sur laquelle je n’avais pas de recul. Et bien voila, il est temps, un an après de faire un petit bilan.

One more taille

Un petit indice: je viens de terminer une nouvelle taille en vert sur tous mes arbres (oui, les 3!). Une deuxième année donc, c’est bien le signe que la première m’a donné satisfaction. Et cette taille a été l’occasion d’ausculter de plus près la production de fruits en cours de croissance. Malheureusement je n’ai pas de critères objectifs pour démontrer les bienfaits de la méthode, et puis il y a d’autres facteurs qui peuvent être en compte. En plus il est possible que je sois influencé par ma confiance dans la méthode. Bon en gros vous n’êtes pas obligés de lire la suite.

Mais quand même, déjà la méthode n’a pas fait de mal à mes arbres, puisqu’ils présentent toujours des fruits. Et surtout, j’ai l’impression qu’ils sont plus nombreux et plus gros, même sur mon pommier Granny Smith pourtant plutôt capricieux. Tout cela toujours sans aucun traitement! De plus, c’est année après année que les effets de cette taille vont s’amplifier.

Poires après la taille en vertDe la pression… mais pas trop!

Je résume à nouveau le principe qui permet de multiplier les fruits l’année suivante, de préférence au plus près des branches charpentières, là où la sève est abondante. Vous savez sûrement déjà qu’il y a deux types de bourgeons: ceux qui produisent du bois, et ceux qui produisent des fruits. Et bien l’un ou l’autre, ce ne serait pas le hasard qui en décide, mais la pression de la sève. Beaucoup de pression produira un bourgeon à bois, ce qui ne nous intéresse pas. Peu de pression ne produira rien. Il faut donc une pression bien dosée pour produire des bourgeons à fleurs (je ne vous fait pas l’affront de vous rappeler que ce sont les fleurs qui deviennent ensuite les fruits grâce au travail des abeilles).

Comment pouvons nous moduler la pression sur les bourgeons? C’est assez simple. Déjà la sève cherche plutôt à monter verticalement, c’est dans ce sens que la pression est la plus forte. Ensuite, plus on raccourcit un rameau, plus la pression sera forte sur ses bourgeons, puisque la même quantité de sève est répartie sur moins de bourgeons.

Partant de ce principe, l’expérience des jardiniers, et donc notamment de Jean-Paul Gallerand, a défini que la pression idéale s’obtenait en taillant en mai/juin les rameaux à 7 feuilles pour les pommier, et à 8 feuilles pour les poiriers. Les rameaux qui poussent verticalement par rapport à une charpentière ne donneront jamais de fruits, mieux vaut donc les couper à ras pour préserver les forces de l’arbre.

Merci JP

Bien sûr, pour en savoir plus je vous encourage à visionner les vidéos de JP. Pour ma part j’ai même acheté son encyclopédie de la taille. Je pense qu’il dit tout dans ses vidéos (voir son site), mais c’est plus pratique par écrit pour retrouver rapidement une information. Et puis c’est une manière de le remercier pour son travail.

Quand à mon travail sur #Strawbien, il est désintéressé financièrement, mais vous pouvez tout de même l’encourager en vous abonnant à la page Facebook ou en partageant les articles avec les personnes qu’ils pourraient intéresser à l’aide des boutons ci-dessous.

Fruit éloigné de la charpentière
OK, tous les fruits ne sont pas proches de la charpentière, mais ce n’est que le début

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